La collection le souffle de l’esprit en quelques mots …

Nous avons demandé à des personnalités religieuses ou laïques, croyantes, athées ou agnostiques, de nous faire part de leurs prières, qu’elles soient une invocation à Dieu ou une réflexion de sagesse sur l’homme et son devenir, alors que nous entrons dans le XXI e siècle. Chaque livre, conçu pour être un viatique, c’est-à-dire un accompagnement des voyageurs, comporte une douzaine de textes brefs que le lecteur pourra emporter avec lui et consulter chaque fois qu’il souhaitera se tourner vers "le plus grand que soi" ou s’interroger sur sa finalité.

Chacun de ces livres est illustré en fonction des textes de l’auteur. Dans un sombre bilan qu’il vient de dresser du XX e siècle, Alexandre Soljenitsyne déplore "la perte de concentration et d’élévation spirituelles, leur dispersion, voire leur irrémédiable dilapidation". C’est, dans une modeste mesure, pour endiguer l’hémorragie de ces valeurs que nous avons pensé cette collection.

 



A Ton Nom, recueil de poésie édité par Actes Sud, est sorti le 3 Décembre 2001 est le premier et unique ouvrage à ce jour de Damien Saez.

Cet ouvrage, comme le veut la collection le souffle de l’esprit est le reflet d’une ouverture des uns vers les autres à travers la prière, la réflexion et la médiation.

 

Voici quelques extraits :

Le même feu

On a tous rêvé de toucher l’horizon
On a tous aimé la plus conne des plus cons
On a tous dansé sur de l’accordéon
On a tous pleuré sur les mêmes chansons

On a tous salué ce drapeau de faux cul
On a tous milité en petit trou du cul
On a tous craché pour le plaisir de l’acte
On a tous chanté « le peuple dans la rue »

On est tous des frères
Tous le même destin
On est tous des frères
On crèvera tous demain
On est tous des frères
A Londres ou à Berlin
On est tous des frères
Quand on est orphelin

On a tous rêvé d’une terre sans pays
On a tous gueulé au nom des incompris

On a tous dansé sur des chansons de vieux
On a tous marché pour du vent ou des dieux
On a tous pleuré dans les yeux d’une blonde
On a tous gueulé qu’on changeait le monde
On a tous chanté autour du même feu : « On est tous des frères »

 

 

 

 



Je ne connais pas de pire dictature que celle de la communication comme on l’entend aujourd’hui. C’est comme ces putains de magazines qui pullulent par milliers et nous apprennent que le must de la féminité c’est de ne pas se nourrir et ressembler à un sac d’os ambulant, que le rouge sera tendance l’été prochain. Ces putains de torchons dont les couvertures d’hommes singes aux parfaits abdominaux me rappellent fortement les campagnes de propagandes nazie. Mais tout ça n’est pas grave, on y est habitués. L’intellectuel d’aujourd’hui dénonce l’impérialisme en bouffant un cheeseburger et crache sur la merde à la télévision alors qu’elle trône au milieu de son salon. La publicité est l’instigatrice d’un marché de bétail, mais elle permet tant de choses : ACHETER. La réalité c’est que les icônes qui font les rêves de la consommation sont les nouveaux nègres comme on disait autrefois. Pauvre bétail, qui par sa bêtise participe à l’horreur du monde (Désolé Claudia, toi et tes sœurs êtes peut-êtres bonnes, mais vous n’incarnerez jamais la beauté !). Les agences regardent leurs dents, leurs cheveux, leur cul, avant de les maquer comme des putes. On va les chercher dans leur pauvre Russie, Estonie ou autres ruines d’un autre temps. A quinze ans, elle quittent l’école par appât du dollar et à vingt-trois on les renvoie chez elles, dopées à la cocaïne, le cœur à genoux : c’est ça le viol, c’est ça la consommation. Ici on tue les vieilles. A vingt cinq ans on les tue. Ordre du MEDIA. A mort les vieilles ! On tue les grosses aussi. Pas la place pour les inactives, pas la place pour les non-fécondables. Souvenez vous des publicités qui mettaient en scène une jeune femme aux airs innocents, plate car encore jeune, qui léchait une cuillère de yaourt comme on lécherait du sperme. Mais qui a parlé de pédophilie ? Danone ou qui ?

Evitons l’hypocrisie : plus besoin pour les anormaux de se sentir rejetés. J’entends par anormaux les pauvres gens qui ne répondent pas aux critères Venus Land, les gueux qui n’entent pas dans notre chère normalité … les non-superficiels tolérés. Pourquoi les faire souffrir ? Après tout, la planète ne serait elle pas plus belle habitée par des Pamela Anderson ou toute autre tare de notre mère CONSOMMATION ?

Allez absorbe jusqu’à gerber la merde qu’on te livre en direct au dîner ! Tu sais quoi, ta propre mort sera retransmise en direct chez toi !
Lorsque la fin du monde sonnera on sera tous devant notre poste de télévision au lieu de regarder les étoiles.


Un jour viendra, nous aurons des rêves à nouveau. Et le cœur vierge de tout passé nous ouvrirons les yeux sur un monde nouveau …